Prise de contact : Icos Studio

Publié le : 08/06/2007 16:19:50
Catégories : Electroniques , Enceintes , Tests - Bancs d'essais

Prise de contact : Icos Studio

Depuis le temps que Denis HAUSHERR nous l'annonçait, nous étions sur des charbons ardents... Pensez-donc ! Un système issu d'un développement pour un studio d'enregistrement, totalement modulaire du point de vue de l'amplification, avec des enceintes "maison" non-filtrées... Bref, quelque-chose de plutôt inhabituel dans notre petit monde de la Hifi !


Petit descriptif du système :

La configuration confiée par Denis était consituée de la version d'amplis en blocs monos, en tri-amplification avec filtrage actif.

Chaque bloc mono est en outre équipé d'un potentiomètre de volume télécommandable, permettant de se passer de préampli et d'attaquer les amplis directement depuis une source.

Sur les amplis, le gain de chacune des voies peut être ajusté par pas de plus ou moins 0,5 dB pour appairer parfaitement l'enceinte au local découte.

Les enceintes sont des 3 voies, avec le tweeter et le medium dans une caisse séparée du HP de grave. A l'arrière, les 3 borniers de chacune des voies, le tout dans une sublime finition en placage de loupe d'orme. Le vernis mis à part, on se croirait devant un tableau de bord de Bentley.

La source était naturellement un Fado-Drive, relié à une Dactablette, laquelle était directement branchée sur les blocs, ainsi qu'ils le permettent.


L'écoute :

La première écoute est vraiment déroutante. Tous nos repères habituels sont chamboulés. Ce qui frappe immédiatement c'est à la fois l'extrême transparence du système et l'exceptionnelle qualité de timbres de l'ensemble.

L'aigu est très rapide, il file très haut, sans jamais être agressif et il est très peu directif.

Le medium est superbe de matière, de densité et de présence mais sans qu'il ne soit jamais mis en avant.

Le grave est profond, très tendu et très articulé, avec beaucoup de détails.

Au départ, tous les réglages de gain étaient à zéro, pour écouter le système sans aucun ajustement. Dans notre salle, après de multiples écoutes, le meilleur résultat subjectif a été obtenu en diminuant le medium de 2 dB et l'aigu de 0,5dB sans toucher au réglage de grave.

C'est tout l'intérêt de ce système que de pouvoir ajuster très précisément la sonorité du système à l'acoustique de la salle et à ses propres goûts...

Clairement, l'impression à l'écoute est totalement bluffante. Jamais nous n'avions entendu des disques que nous connaissons pourtant par coeur avec un tel niveau de détail, un tel naturel, une telle transparence et une telle musicalité.

A la fin, pour ré-étalonner nos oreilles, nous avons branché les JMR Concorde Signature - une de nos références en matière d'enceinte - à l'ampli 2010 (Soliste) et à la même source. Malgré tout le bien - et même plus - que nous pensons de cette enceinte, le système Icos Studio est supérieur sur l'ensemble des critères sauf peut-être la richesse de l'aigu incomparable de son tweeter à ruban.

Finalement, la logique est respectée puisque le système Icos Studio, comprenant le Fado-Drive, la Dactablette 1 les deux blocs monos et les enceintes associées, s'affiche autour de 30 K€, alors que le système Fado-Drive, Dactablette, 2110 et Concorde Signature est près de 10 K€ moins cher...

Je suis très proche d'être convaincu par le principe de l'amplification avec filtrage actif ! Du-moins, par ce que Denis Hausherr en a fait... et très bien fait.

Pour la suite, un préampli et une source spécifiques à la gamme Studio sont en gestation et devraient voir le jour avant la fin de l'année. Denis nous promet d'autres surprises à ce sujet et nous sommes plus qu'impatients d'y jeter une oreille attentive...

Guillaume

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